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Infogérance

Copilot sans Microsoft 365 et facturation à l'usage : fixez un plafond

Au 1er décembre, Microsoft change la façon d'acheter Copilot. Le prix des licences ne bouge pas, mais une ligne de facturation à l'usage s'active par défaut. Sans plafond, c'est un poste de dépense ouvert.

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Orbe lumineuse d'assistant IA au-dessus d'un document, reliée à un compteur et à une pile de pièces

Microsoft a publié mi-octobre, à destination de ses partenaires, une série d'annonces sur la commercialisation de Copilot, l'assistant d'intelligence artificielle intégré à Word, Excel, Outlook et Teams. Elles sont passées inaperçues côté clients parce qu'elles ne touchent pas au prix affiché. Elles touchent pourtant à la façon dont la facture se construit.

Ce qui change le 1er décembre

Trois évolutions entrent en vigueur en même temps.

  • Copilot s'achète seul. Les offres Microsoft 365 Copilot et Copilot Business pourront être souscrites sans abonnement Microsoft 365 préalable. Les offres actuelles, renommées « (add-on) » depuis le 16 octobre, ne seront plus vendues aux nouveaux clients. Les abonnements existants continuent sans changement.
  • Le prix reste le même. Copilot Business est affiché à 21 dollars par utilisateur et par mois en engagement annuel, avec une remise à 18 dollars jusqu'au 31 décembre.
  • La facturation à l'usage est activée par défaut pour les nouvelles licences Copilot Business achetées via un partenaire, avec un plafond par défaut de 4 000 crédits Copilot par utilisateur et par mois.

Le premier point est surtout une simplification commerciale : Copilot reste utile uniquement dans les applications Microsoft 365 pour lesquelles vous avez une licence. Acheter Copilot sans Microsoft 365 n'a de sens que pour des usages précis, limités à la conversation avec l'assistant.

La ligne de facture qui apparaît

C'est le troisième point qui mérite l'attention. La licence Copilot couvre les usages de base : rédaction, résumé, recherche dans les documents. Certaines fonctions avancées, en particulier les agents qui exécutent des tâches en plusieurs étapes et la fonction « Cowork », sont décomptées en crédits, en plus de la licence. La page tarifaire de Microsoft le dit en une phrase : certaines expériences d'IA nécessitent une facturation à l'usage, qui peut entraîner des frais au-delà de la licence.

Jusqu'ici, ces fonctions devaient être activées volontairement. À partir du 1er décembre, le paiement à l'usage est le réglage par défaut des nouvelles licences. Concrètement, un collaborateur curieux qui lance un agent sur un dossier de cinq cents documents consomme des crédits sans qu'aucune validation soit demandée, et la facture du mois suivant en porte la trace.

Le plafond de 4 000 crédits par utilisateur limite le risque, mais il est fixé par Microsoft, pas par vous. Multiplié par dix utilisateurs, il ouvre une enveloppe qu'aucun dirigeant n'a validée.

Les réglages à faire avant d'activer

  1. Décider qui a besoin de Copilot. Dans une PME, l'usage réel se concentre en général sur quelques postes : direction, rédaction commerciale, analyse de tableaux. Une licence par collaborateur « pour voir » coûte cher pour un usage marginal.
  2. Fixer un plafond de dépense pour la facturation à l'usage, à un niveau que vous avez choisi, éventuellement zéro pendant la phase de découverte.
  3. Restreindre les agents aux utilisateurs qui en ont un besoin identifié, plutôt que de les laisser ouverts à tous.
  4. Vérifier les droits sur les documents. Copilot voit tout ce que l'utilisateur peut ouvrir. Un dossier partagé trop largement il y a trois ans devient, avec Copilot, une réponse à une question anodine. Le ménage des partages SharePoint et OneDrive est un préalable, pas une option.
  5. Relire la facture du premier mois ligne par ligne, avant que l'habitude ne s'installe.

Faut-il y aller ?

Copilot rend de vrais services sur des tâches répétitives : résumer une réunion Teams, préparer un premier jet de réponse à un appel d'offres, retrouver une information dans une boîte aux lettres chargée. Sur ces usages, une licence se rentabilise vite pour la personne qui s'en sert tous les jours.

La décision n'est donc pas « Copilot oui ou non », mais « pour qui, avec quel budget ». La remise jusqu'au 31 décembre est une incitation à décider vite ; elle ne justifie pas d'équiper tout le monde. Nous avions détaillé l'arbitrage entre les niveaux de licences Microsoft 365 dans les offres Microsoft 365, et la logique est la même : la licence se choisit poste par poste.

Ce que couvre le contrat

Dans le cadre de l'infogérance Microsoft 365, nous tenons l'inventaire des licences, nous paramétrons les plafonds de dépense et les droits d'accès aux agents, et nous signalons chaque mois les écarts de consommation. Le nettoyage des partages avant activation de Copilot fait partie du déploiement.

L'infogérance démarre à 120 HT / mois ; les licences restent facturées par Microsoft. Les annonces officielles figurent dans le centre partenaires Microsoft.

À retenir

Au 1er décembre, Copilot s'achète sans Microsoft 365, au même prix, mais la facturation à l'usage est activée par défaut sur les nouvelles licences Copilot Business. Avant d'activer, choisissez les utilisateurs, fixez vous-même un plafond de dépense, restreignez les agents et nettoyez les partages de fichiers. Puis relisez la première facture.

Vous envisagez Copilot et vous voulez un chiffrage réaliste ? Écrivez-nous, nous partons de vos usages réels.

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