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Vous faites des sauvegardes ? Cela ne suffit pas

Une copie qui n'a jamais été restaurée n'est pas un plan de reprise. Ransomware, erreur humaine, cloud mal configuré : ce qu'il manque à vos sauvegardes, et comment nous le traitons dans le Bassin Genevois.

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Serveur, copie cloud et flèche de restauration testée

« Nous avons une sauvegarde. » C'est la phrase que nous entendons le plus souvent, juste avant de découvrir que la copie date de trois mois, qu'elle est sur le même NAS que la production, ou qu'elle n'a jamais été restaurée. Une sauvegarde que personne n'a rejouée n'est pas un filet. C'est une hypothèse.

Cet article s'adresse aux dirigeants et DSI du Bassin Genevois qui ont « quelque chose qui tourne la nuit » et qui voudraient dormir. Spoiler : le ransomware, l'erreur humaine et le cloud mal paramétré se moquent de la pastille verte de votre logiciel.

Une copie, ce n'est pas un plan

Une sauvegarde répond à une question : pouvez-vous récupérer un fichier, une base, un serveur, à une date donnée ? Un plan de reprise d'activité répond à d'autres questions : en combien de temps, dans quel ordre, avec quels comptes, vers quelle machine, et qui décide le jour J.

Sans PRA, vous avez une archive. Le jour de l'incident, il manque le mode d'emploi, l'environnement cible, et souvent l'intégrité de la copie elle-même.

Les cas que nous croisons :

  • Sauvegarde sur le même disque que Windows. Le ransomware chiffre les deux.
  • Snapshot VMware jamais exporté hors du cluster. Le cluster tombe, le snapshot avec.
  • Copie Microsoft 365 « parce que c'est dans le cloud ». La corbeille a une durée limitée. Un compte compromis vide OneDrive et les boîtes. Microsoft ne vous rend pas six mois de mails par magie.
  • NAS à la cave, sans immuabilité. Le malware a les identifiants admin : il efface les snapshots.
  • Bande ou disque USB « de temps en temps », sans journal. Impossible de savoir ce qui a réellement été copié.

La règle 3-2-1, et ce qu'elle ne dit pas

La règle classique reste utile : trois copies, deux supports différents, une copie hors site. Elle ne dit pas si la copie hors site est inaccessible en écriture depuis le réseau de production. Elle ne dit pas si vous savez restaurer un Active Directory, un SQL, un NAS Synology et dix postes en même temps.

Nous ajoutons trois exigences, sans lesquelles le 3-2-1 reste du théâtre :

  1. Immuabilité ou air gap. Au moins une version que le ransomware ne peut pas détruire avec les comptes du quotidien.
  2. Test de restauration documenté. Pas un fichier Word de 2019. Une restauration réelle, datée, avec le temps mesuré.
  3. Objectif chiffré. RPO : quelle perte de données acceptez-vous (une heure, une journée) ? RTO : en combien de temps l'activité reprend ? Sans ces deux chiffres, « on sauvegarde » ne veut rien dire.

Dans un contrat d'infogérance, ces objectifs se calent sur votre métier. Un cabinet comptable en période fiscale n'a pas le même RTO qu'un showroom. Nous le disons avant de vendre une capacité de stockage.

Console de reprise d'activité et copie externalisée
Console de reprise d'activité et copie externalisée

Ce que le ransomware a changé

Les attaques actuelles ne se contentent plus de chiffrer le disque C:. Elles cherchent les consoles de sauvegarde, les partages admin, les snapshots, les tenants cloud. Si votre outil de backup utilise le même Active Directory que le reste du parc, l'attaquant a la clé du coffre.

D'où des choix concrets que nous posons chez les clients du Genevois :

  • Compte de sauvegarde séparé, droits minimaux, mot de passe long, pas d'usage quotidien.
  • Copie vers un second site ou un cloud objet avec verrouillage (WORM / object lock), pas seulement un dossier « Backup » sur le NAS du bureau.
  • Rétention assez longue pour revenir avant la date d'infection. Une semaine de copies ne sert à rien si le malware est resté deux mois.
  • Journal d'intégrité. Une sauvegarde qui « réussit » avec 0 octet n'est pas une réussite.

L'urgence, si vous n'avez plus rien de sain, se facture 230 HT de l'heure hors contrat. Restaurer un parc propre, depuis une copie testée, coûte moins cher que d'improviser un samedi soir. Le contrat d'infogérance part de 120 HT par mois, même chiffre en euros et en francs.

Restaurer, c'est un exercice, pas un bouton

Nous inscrivons des tests dans l'année. Pas tous les serveurs à chaque fois : un scénario (fichier utilisateur, machine virtuelle, boîte mail, site WordPress). On chronomètre. On note ce qui casse (licence, DNS, certificat, droits). On corrige le runbook.

C'est ce que beaucoup d'entreprises appellent à tort « on a un PRA ». Un document PowerPoint n'est pas un PRA. Un PRA, c'est une procédure exécutée au moins une fois sur un environnement réel ou un jumeau.

Si vous n'avez jamais restauré, partez du principe que vous n'avez pas de sauvegarde. C'est désagréable. C'est honnête.

Comment nous travaillons

Audit court : où sont les copies, quelle rétention, qui a les droits, quand date la dernière restauration réussie. Ensuite un plan : 3-2-1 réel, supervision des jobs, alerte si une copie échoue, test planifié.

Les sites internet que nous maintenons ont leur propre rythme de copies, hors du serveur web. Les parcs infogérés ont le leur, souvent avec un NAS Synology, un cloud, ou les deux. Les dossiers Microsoft 365 se traitent à part : ce n'est pas « inclus dans Exchange en ligne ».

Vous voulez un chiffrage clair, en HT, EUR ou CHF ? Écrivez-nous. Nous vous disons si vos copies actuelles tiennent, ou s'il faut d'abord en construire une qui survive à un ransomware.

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