Un dirigeant de Saint-Julien-en-Genevois compare deux devis pour la même prestation informatique. Le premier affiche un montant en euros pour sa société française. Le second, reçu d'un prestataire genevois, affiche un montant en francs sensiblement plus élevé, sans explication. Il passe une demi-heure à chercher si l'écart correspond à un cours de change, à une différence de périmètre, ou simplement à une habitude commerciale. Personne ne lui répond clairement, et il choisit finalement le devis qu'il comprend.
Cette scène se répète souvent dans le Bassin Genevois, où beaucoup d'entreprises reçoivent des propositions des deux côtés de la frontière. Notre règle est volontairement simple : le montant hors taxes est le même en euros et en francs, et seul le symbole change. Cet article explique pourquoi nous procédons ainsi, ce que cette règle décide, et surtout ce qu'elle ne décide pas pour votre comptabilité.
Notre règle tarifaire : un seul chiffre hors taxes, deux symboles
Nos tarifs publics s'écrivent avec le même nombre dans les deux devises. L'infogérance commence à 120 HT / mois, un site vitrine à 900 HT, la maintenance WordPress se facture 500 HT / an, une intervention d'urgence hors contrat 230 HT / h, et une journée de mission cloud 1000 HT / jour. Que vous soyez une société française ou une société suisse, vous lisez ces mêmes nombres, avec le symbole qui correspond à votre facturation.
Ce choix a deux conséquences que nous assumons. Selon le cours du moment, l'une des deux devises se trouve légèrement avantagée par rapport à l'autre, et nous ne cherchons pas à corriger cet écart en permanence. En échange, nos prix restent stables, comparables et vérifiables : le devis que vous recevez aujourd'hui utilise la même grille que celui d'un client rencontré le mois dernier de l'autre côté de la frontière.
Le sélecteur de devise présent sur nos pages applique exactement cette logique. Il ne convertit rien, il change l'unité affichée. Un lecteur technique remarquera qu'il ne s'agit donc pas d'un convertisseur, et c'est délibéré.
Pourquoi un tarif indexé sur le change rend un devis difficile à défendre
L'alternative consisterait à convertir nos prix au cours du jour. Cette approche paraît rigoureuse et se révèle pénible à exploiter dans une relation de prestation qui dure.
Un contrat d'infogérance produit une facture chaque mois pendant des années. Si le montant suit le change, il varie sans que la prestation ait bougé, ce qui déclenche des questions légitimes de votre comptabilité à chaque écart et transforme un abonnement banal en sujet de discussion récurrent. Un devis de création de site signé en janvier et facturé en mars afficherait deux montants différents pour le même travail. Un budget annuel deviendrait impossible à arrêter, alors que la raison d'être d'un contrat est précisément de rendre une charge prévisible.
Il existe une variante plus discutable, que nos clients rencontrent parfois : appliquer une majoration au motif que le client est suisse, sans autre justification que sa nationalité. Nous ne pratiquons pas cela. Le prix suit le contenu de la prestation, le nombre de postes, la criticité de l'activité et le temps réellement engagé, pas l'adresse du siège.

Ce que notre règle ne décide pas pour votre comptabilité
Ce point mérite d'être écrit sans ambiguïté, parce qu'il protège autant votre entreprise que la nôtre. Notre règle porte sur la présentation de nos tarifs. Elle ne constitue en aucun cas une méthode comptable applicable à votre propre activité.
Votre situation peut appeler des choix différents des nôtres. Si vous encaissez des paiements dans les deux devises, si vous tenez une caisse en francs et une comptabilité en euros, si vous facturez à l'étranger ou si vous vendez en ligne à des clients des deux pays, le traitement des devises et de la taxe relève de votre expert-comptable ou de votre fiduciaire. Nous ne donnons ni cours de change ni règle fiscale, et nous n'avons pas la qualité pour le faire. Les fiduciaires et les cabinets d'expertise comptable que nous accompagnons sur leur informatique sont d'ailleurs les mieux placés pour trancher ces questions chez leurs propres clients.
Retenez donc la distinction : la lisibilité de notre devis est notre affaire, la comptabilité de votre société est celle de votre conseil.
Ce que vous devriez vérifier sur tout devis informatique franco-suisse
Au-delà de la devise, un devis comparable se reconnaît à quelques points concrets. Nous vous suggérons de les contrôler sur toutes les propositions que vous recevez, y compris la nôtre.
- Vérifiez que tous les montants sont exprimés dans la même base, hors taxes ou taxes comprises, et qu'aucune ligne ne mélange les deux. Un tableau qui alterne les deux bases rend toute comparaison fausse.
- Vérifiez ce qui est récurrent et ce qui ne l'est pas. Un abonnement mensuel, une prestation unique et une licence annuelle ne se totalisent pas de la même façon sur trois ans.
- Vérifiez si les licences éditeur, par exemple les abonnements Microsoft 365, sont incluses dans le montant ou refacturées séparément. Leur tarif est fixé par l'éditeur, et nous distinguons toujours ces lignes des nôtres, comme nous l'expliquons dans notre article sur les offres Microsoft 365.
- Vérifiez ce qui déclenche une facturation hors forfait. Chez nous, l'intervention d'urgence hors contrat se facture 230 HT / h, et ce point est écrit avant la signature, pas découvert après un incident.
- Vérifiez sur quelle entité juridique la facture sera émise, et si elle correspond à la société qui exploite les machines.
Comment nous établissons un devis et une facture selon votre société
Nous commençons par identifier l'entité qui commande. Une société française reçoit un devis et des factures en euros, une société suisse en francs, avec le même chiffre hors taxes de part et d'autre. Si votre groupe comprend des entités dans les deux pays, nous établissons des documents distincts pour chacune plutôt qu'une facture unique que votre comptabilité devrait ensuite ventiler.
Nous précisons ensuite le périmètre géographique de la prestation, qui ne dépend pas de la devise. L'infogérance suppose des déplacements et couvre le Bassin Genevois, tandis que les sites internet et les missions cloud se conduisent à distance dans toute la France et toute la Suisse. Cette séparation est détaillée dans notre article sur notre positionnement de prestataire franco-suisse.
Nous chiffrons enfin sur des éléments comptables, pas sur une impression. Pour un contrat de parc, le nombre de postes, de serveurs et d'utilisateurs, les horaires réels et la criticité de l'activité déterminent le montant, qui part de 120 HT / mois sans être identique pour tous. Pour un site, le nombre de pages et les fonctions attendues font le devis, sujet que nous développons dans notre article sur le nombre de pages d'une vitrine. Dans les deux cas, vous savez ce que vous payez, ligne par ligne.
Si vous comparez actuellement plusieurs propositions et que les devises vous empêchent de les mettre côte à côte, envoyez-nous votre besoin. Nous vous remettrons un devis dans la devise de votre société, avec un seul chiffre hors taxes à retenir.