Vous vendez déjà au comptoir, ou vous vendez encore uniquement par mail et bon de commande. Un site vitrine existe, parfois un catalogue PDF. La question revient : faut-il une boutique WooCommerce sur WordPress, ou un Shopify à part ? En France comme en Suisse, le brief se ressemble. Le mauvais choix, lui, se paie ensuite en double saisie, en plugins instables, ou dans une plateforme que personne dans l'équipe ne sait faire évoluer.
Il n'y a pas de vainqueur universel. Il y a un catalogue, des paiements, un hébergement, et quelqu'un qui gérera les commandes après la mise en ligne. Nous posons les deux. Nous ne forçons pas l'un pour coller à un partenariat.
WooCommerce : tout au même endroit
WooCommerce vit dans WordPress. Le blog, les pages métier, les mentions légales et la boutique partagent le même back-office. C'est l'option naturelle si vous avez déjà un site WordPress que vous comptez garder, ou si le contenu (conseils, réalisations, SEO local) doit vivre à côté des fiches produits.
Avantages concrets :
- Un seul outil à former. La personne qui met à jour « Horaires » peut aussi retirer un produit.
- Le référencement des pages et des fiches se travaille dans le même CMS.
- Vous restez propriétaire de l'hébergement. Infomaniak, OVH, autre : vous choisissez.
Contreparties, à dire avant le devis :
- La boutique dépend de la santé du WordPress. Un plugin cassé, un thème pirate, une mise à jour mal posée : le tunnel de commande en pâtit. D'où un contrat de maintenance à 500 HT par an, pas un « on cliquera sur Mettre à jour à Noël ».
- Les paiements, stocks, livraisons, factures : chaque brique est une extension. Trop d'extensions, c'est trop d'éditeurs à suivre.
- La performance se travaille. Un catalogue de 2 000 variantes mal importé rend la fiche lente. Ce n'est pas « WordPress qui est lent ». C'est l'implémentation.
WooCommerce convient à une PME qui veut un site et une boutique, pas un silo e-commerce isolé.
Shopify : le catalogue d'abord
Shopify est une plateforme e-commerce hébergée. Vous n'administrez pas le serveur. Le cœur du produit, c'est le panier, les paiements, les apps d'expédition. Le site vitrine « institutionnel » est souvent plus pauvre, ou il vit ailleurs.
C'est le bon réflexe quand :
- le catalogue est le produit (marque, volumes, variantes, canaux) ;
- l'équipe n'a pas envie de gérer PHP, sauvegardes serveur, certificats ;
- vous voulez un checkout éprouvé, y compris en francs suisses et en euros.
Contreparties :
- L'abonnement Shopify et les apps s'ajoutent au coût de création. Nous le disons dans le devis, nous ne le noyons pas.
- Le contenu éditorial long (cabinet, savoir-faire, SEO de pages métier) est moins à l'aise que dans WordPress.
- Vous dépendez des règles et des tarifs de la plateforme. Sortir plus tard est un projet, pas un export magique.

Comment nous tranchons avec vous
Le cadrage boutique ne commence pas par le logo de la plateforme. Il commence par quatre faits.
- Combien de produits, combien de variantes, d'où viennent-ils ? Un export CSV propre change tout. L'import est à 3 HT par produit. Un catalogue bricolé dans Excel depuis 2014 se paie en heures de nettoyage, pas en slogan « clé en main ».
- Qui encaisse, dans quelle devise ? France, Suisse, les deux. Stripe, PayPal, virement, paiement au retrait. Le montant HT de la création est le même en EUR et en CHF (symbole seulement).
- Avez-vous déjà un WordPress ? Si oui et qu'il est sain, WooCommerce évite de recréer tout l'éditorial. Si le site actuel est un thème nul, une refonte WordPress (base 900 HT) plus boutique peut rester moins cher que deux usines.
- Qui gère les commandes au quotidien ? Si personne n'a une heure par jour, la plus belle boutique pourrit. La formation administrateur est incluse. La discipline, non.
La création d'une boutique démarre à 1000 HT. Ce n'est pas le prix d'un catalogue de 8 000 SKU avec ERP. C'est le socle : thème, paiement, pages légales, import raisonnable. Le reste se chiffre.
Nous livrons partout en France et en Suisse, à distance. Un commerce à Paris, La Rochelle ou Genève a le même déroulé : brief, design, configuration, lancement. L'infogérance du parc (caisses, postes, NAS), elle, reste ancrée dans le Bassin Genevois.
Après la mise en ligne
Une boutique n'est pas « finie » le jour du cut-over. Les mises à jour WooCommerce, les apps Shopify, le SSL, les sauvegardes : quelqu'un doit les porter. Pour WordPress, c'est le contrat annuel. Pour Shopify, c'est le suivi de votre abonnement et des apps, plus nos interventions chiffrées si vous nous gardez.
Nous ne promettons pas un chiffre d'affaires. Nous promettons une boutique que vous savez administrer, avec des licences à votre nom, et un interlocuteur francophone.
Si vous hésitez encore, décrivez-nous le catalogue. Nous vous disons WooCommerce, Shopify, ou « votre Excel n'est pas prêt, commençons par là ».