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Genevois Informatique
Infogérance

Windows et Mac dans la même PME : tenir un seul parc, pas deux

Un parc mixte ne casse presque jamais à cause du système lui-même, mais à cause des jonctions : identités dispersées, fichiers sans version de référence, chiffrement absent d'un côté. Tout commence par un inventaire unique.

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Ordinateurs Windows et Mac réunis dans un même parc d'entreprise

Une société de dix personnes installée à Archamps travaille avec deux MacBook côté direction et création, quatre postes Windows au service administratif, et deux machines d'atelier que plus personne n'a mises à jour depuis longtemps. Prise isolément, chaque machine fonctionne. Le jour où le MacBook du gérant part en réparation, l'équipe découvre que les devis du mois se trouvaient uniquement dessus, et que le dossier partagé « Commun » est en réalité un disque USB qui circule de bureau en bureau. Le problème n'a rien à voir avec Apple ni avec Microsoft : il tient à l'absence d'inventaire et de règle de copie.

Un parc mixte n'est pas une bizarrerie de grande entreprise, c'est la situation ordinaire des PME du Bassin Genevois. Le graphiste veut un Mac parce que ses logiciels y sont, la comptabilité reste sous Windows parce que le logiciel de paie n'existe que là, et l'atelier utilise une machine achetée avec l'équipement qu'elle pilote. Le rôle d'un contrat d'infogérance n'est pas de trancher ce débat, mais de faire tenir les deux familles dans une même organisation : un inventaire unique, une politique de correctifs, un helpdesk qui ne vous renvoie pas vers un second prestataire dès qu'un logo change.

Ce qui casse dans un parc mixte n'est presque jamais le système lui-même

Windows et macOS savent parfaitement cohabiter sur un même réseau. Ce sont les points de jonction entre les deux qui produisent les incidents, et ils sont toujours les mêmes.

  • Les identités se dispersent. Vous avez souvent un annuaire Active Directory ou Entra ID côté Windows, des identifiants Apple personnels côté Mac, et des comptes Microsoft 365 par-dessus. Le collaborateur retient trois mots de passe différents, et le jour de son départ personne ne sait quelle liste vider.
  • Les fichiers n'ont plus de source unique. Un partage réseau se monte sans difficulté sur le PC de la comptabilité et « parfois » sur le Mac de la direction, ce qui pousse chacun à garder une copie locale. Au bout de six mois, la version de référence d'un document n'existe plus.
  • Les périphériques ne partagent pas leurs pilotes. Le copieur du couloir dispose d'un pilote Windows installé par le fournisseur et d'aucun pilote Mac configuré, si bien que la direction imprime par clé USB. La numérisation vers la messagerie pose un problème distinct, que nous détaillons dans notre article sur le copieur qui envoie des documents par courriel.
  • Les mises à jour suivent deux calendriers indépendants. Sans relevé centralisé, vous découvrez un poste resté sur une version de Windows qui ne reçoit plus de correctifs au moment où un incident survient, ou un Mac bloqué sur une version système trop ancienne pour le client VPN de l'entreprise.

Le dirigeant traduit spontanément cette situation par « deux univers, donc deux fois plus cher ». Ce n'est pas ce que nous constatons. Ce qui coûte cher, c'est l'absence de source de vérité : qui utilise quelle machine, sous quel système, avec quel disque, quel compte administrateur local et quelle dernière sauvegarde vérifiée.

L'inventaire précède toujours l'achat d'un outil de gestion

Nous ne commençons jamais une reprise de parc en déployant une console de gestion sur tout le monde. Nous établissons d'abord la liste. Dans le Bassin Genevois, cet audit de gestion de parc informatique se fait sur site quand les machines sont nombreuses ou mal identifiées, puis se maintient à distance. Nous relevons pour chaque poste la marque et le modèle, la version exacte du système, la capacité et l'état du disque, l'état du chiffrement, la présence d'un antivirus réellement actif, les comptes administrateurs locaux encore ouverts et la date de la dernière sauvegarde restaurée avec succès.

Cette liste change immédiatement la nature du support. Sans elle, chaque ticket repart de zéro et le technicien passe dix minutes à demander de quelle machine il s'agit. Avec elle, il sait avant de décrocher que le Mac de la direction n'a pas FileVault activé, et que le poste de l'accueil conserve un compte administrateur générique dont le mot de passe date de plusieurs années.

Postes Windows et Mac gérés dans un même inventaire d'entreprise
Postes Windows et Mac gérés dans un même inventaire d'entreprise

Chiffrement, comptes nominatifs et sauvegarde : les trois points où les deux mondes divergent

Le chiffrement du disque s'active des deux côtés, mais pas de la même manière ni avec le même stockage de clé de récupération. BitLocker sous Windows et FileVault sous macOS remplissent le même rôle : ils rendent illisible le contenu du disque d'un portable perdu ou volé. Nous vérifions surtout que la clé de récupération est bien conservée par l'entreprise et non par l'utilisateur, faute de quoi vous perdez l'accès à vos propres données lors d'une panne. Nous développons ce point dans notre article sur le chiffrement des portables.

Les comptes doivent être nominatifs et appartenir à la société. Un Mac acheté par l'entreprise mais associé à l'identifiant Apple personnel du dirigeant pose un problème concret le jour de la revente, du remplacement ou du départ de la personne : les applications et une partie des données restent attachées à un compte privé. Nous rattachons donc chaque machine à un compte professionnel, quelle que soit sa famille.

La sauvegarde, enfin, doit couvrir les deux systèmes avec le même niveau d'exigence. Un disque Time Machine posé à côté du Mac ne protège pas d'un dégât des eaux ni d'un vol du bureau. Une image système Windows enregistrée sur le même équipement réseau que les données de production ne protège pas d'un chiffrement malveillant qui atteindra les deux. La règle de répartition est la même pour tout le parc, et nous l'expliquons dans notre article sur les sauvegardes qui ne suffisent pas.

Ce que vous obtenez en confiant un parc mixte à un seul prestataire

Vous n'achetez pas une préférence pour une marque. Vous achetez la possibilité de laisser chaque métier utiliser l'outil qui lui convient sans casser la messagerie, l'impression ni la sauvegarde. Nous ne vous demanderons pas d'uniformiser le parc « pour simplifier » : si la création a besoin de macOS, nous la gérons sous macOS, et si un poste Windows d'entrée de gamme suffit à l'accueil, nous ne proposons pas autre chose.

Vous obtenez aussi un interlocuteur unique. Le ticket d'impression, le poste qui ne démarre plus et la question sur un partage réseau arrivent au même endroit, et la personne qui répond dispose déjà de l'inventaire. Le contrat démarre à 120 HT / mois et se dimensionne après l'audit, en fonction du nombre de postes et de serveurs, pas du nombre de systèmes différents. Le cadre de facturation est détaillé dans notre article sur la facturation.

Notre séquence pour reprendre un parc mixte existant

Nous procédons en trois temps, sur quelques semaines et non en une nuit. Nous commençons par l'inventaire complet et par la remise en ordre des comptes : identification des utilisateurs réels, suppression des comptes génériques, rattachement des machines à des identités professionnelles. Nous traitons ensuite les correctifs et le chiffrement par lots, en dehors des heures de forte activité, en validant sur deux postes témoins avant d'étendre au reste du parc. Nous ouvrons enfin le support unifié, avec une prise en main à distance sur les deux familles de systèmes, décrite dans notre article sur la session d'assistance à distance, et un déplacement sur site quand le problème concerne le matériel.

Si votre parc s'est constitué au fil des recrutements et que plus personne ne dispose de la liste des machines, demandez-nous un audit. Nous vous dirons ce qui est exploitable en l'état, ce qui doit être remis en ordre avant toute chose, et ce qui n'a plus d'intérêt à être réparé.

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