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Search Console : l'outil de Google que votre entreprise doit posséder

Sans propriété validée à votre nom, vous ignorez ce que Google indexe et vous ne recevez pas ses alertes de sécurité. Voici comment valider cette propriété et quels rapports relire chaque mois.

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Rapport d'indexation de Search Console affiché sur un écran

Un dirigeant nous appelle parce que son site ne reçoit plus de demandes depuis l'été. Nous posons la question habituelle : que dit Search Console ? Il ne connaît pas l'outil. Nous cherchons alors qui en détient la propriété, et nous découvrons qu'elle appartient au compte Gmail personnel du stagiaire qui avait installé le site quatre ans plus tôt, ou à l'agence avec laquelle le contrat s'est terminé en mauvais termes. Personne dans l'entreprise ne peut donc consulter l'état d'indexation, les erreurs remontées par Google, ni l'alerte de sécurité envoyée trois semaines auparavant.

Google Search Console est gratuite, elle ne demande aucune compétence de développeur pour être lue, et elle constitue le seul canal par lequel Google vous parle directement. Ce n'est pas un outil de positionnement et elle n'améliore rien par elle-même : c'est un tableau de bord de diagnostic. Nous la configurons dans le forfait référencement à **500 HT**, en France comme en Suisse, et nous la posons sur un compte qui vous appartient. Nous demandons ensuite une autorisation d'accès pour travailler. L'inverse, où le prestataire est propriétaire et le client invité, vous rend dépendant d'un départ ou d'une fin de contrat.

La propriété se vérifie de deux façons, et le choix a des conséquences

Search Console distingue deux types de propriété, et cette distinction explique une bonne partie des mauvaises configurations que nous reprenons.

La propriété de domaine se valide par un enregistrement TXT dans la zone DNS du domaine. Elle couvre l'ensemble du site : les versions avec et sans www, le protocole HTTP comme HTTPS, et tous les sous-domaines. C'est celle que nous posons systématiquement, parce qu'elle donne une vue complète et qu'elle survit à un changement d'hébergeur.

La propriété de préfixe d'URL ne couvre qu'une adresse précise, par exemple https://www.votre-domaine.fr/. Elle se valide par un fichier déposé à la racine, une balise dans l'entête HTML, ou un compte Google Analytics déjà relié. Elle reste utile pour surveiller une section particulière, mais elle laisse dans l'ombre les autres variantes du domaine. Un site validé uniquement sur la version www ne montre rien de ce qui se passe sur la version sans www, alors que Google peut très bien avoir indexé les deux.

Une fois la propriété établie, les accès se distribuent par rôle. Le propriétaire vérifié conserve la main et peut ajouter ou retirer des utilisateurs. Un utilisateur avec accès complet lit tous les rapports et déclenche des actions. Un utilisateur restreint consulte l'essentiel sans pouvoir modifier les réglages. Nous demandons un accès complet le temps de la mission, puis nous vous laissons retirer cet accès quand vous le souhaitez, sans rien casser.

Les rapports qui méritent votre attention chaque mois

Il n'est pas nécessaire de tout lire. Cinq rapports suffisent à savoir si votre site va bien.

  • Le rapport Indexation des pages liste les pages présentes dans l'index et celles qui en sont exclues, avec le motif. La mention « Découverte, actuellement non indexée » signale souvent une page trop pauvre en contenu ou un site que le moteur explore avec parcimonie. La mention « Exclue par la balise noindex » désigne un réglage à corriger tout de suite.
  • La section Sitemaps confirme que votre plan du site a bien été envoyé et lu. Aucun thème ne le fait automatiquement pour vous, et un sitemap déclaré une fois puis jamais vérifié peut renvoyer une erreur depuis des mois.
  • Le rapport Performances montre les requêtes réellement tapées par les internautes qui vous ont vu, avec les clics, les affichages et une position moyenne. Cette moyenne n'est pas votre classement : elle agrège des recherches faites à des endroits différents, sur des appareils différents.
  • La section Expérience reprend les mesures de vitesse et de stabilité d'affichage collectées sur vos visiteurs réels, ce qui vaut mieux qu'un test unique lancé depuis un bureau en fibre.
  • Les rubriques Problèmes de sécurité et Actions manuelles sont les plus importantes et les moins consultées. Elles vous informent qu'un piratage a été détecté ou qu'une sanction a été appliquée. Un site compromis y apparaît avant que vos clients ne vous appellent, à condition qu'une adresse de messagerie surveillée reçoive les notifications.
Tableau de bord d'indexation et pages web
Tableau de bord d'indexation et pages web

L'outil d'inspection d'URL complète cet ensemble. Vous y collez l'adresse d'une page, et Google vous répond s'il la connaît, quand il l'a explorée pour la dernière fois, et ce qu'il a vu. Vous pouvez demander une indexation après une correction. Cette demande accélère parfois la prise en compte, mais elle ne garantit ni le délai ni le résultat.

Ce que Search Console ne fait pas, et l'outil qu'il faut à côté

Search Console décrit ce qui se passe avant le clic : ce que Google affiche, ce qu'il indexe, ce qu'il refuse. Elle ne décrit pas ce que les visiteurs font ensuite sur votre site. Elle ne vous dira pas quelle page génère des demandes de devis, ni combien de personnes abandonnent le formulaire de contact. Pour cette partie, il faut un outil de mesure d'audience, et le choix se discute selon votre sensibilité aux données personnelles : nous comparons les deux approches dans choisir entre Matomo et Google Analytics.

Elle ne montre pas non plus l'intégralité des requêtes, car Google masque les recherches trop rares. L'historique disponible est limité dans le temps, ce qui rend utile un relevé régulier plutôt qu'une consultation annuelle. Enfin, elle ne corrige rien : elle signale. La correction reste un travail sur le site, sur le serveur ou sur le contenu.

Le rituel mensuel que nous installons chez nos clients

Notre lecture prend une vingtaine de minutes par mois et suit toujours la même trame. Nous commençons par les alertes de sécurité et les actions manuelles, parce qu'elles imposent une réaction immédiate. Nous vérifions ensuite le nombre de pages indexées : une chute nette signale un blocage technique, une hausse soudaine trahit parfois des adresses parasites générées par une extension. Nous regardons les erreurs 404 apparues depuis le mois précédent, surtout après une refonte, sujet que nous traitons dans les redirections 301 d'une refonte. Nous terminons par les requêtes, pour repérer les recherches sur lesquelles vous apparaissez sans avoir écrit la page correspondante. Ce sont souvent les pages les plus rentables à créer.

Ce relevé fait partie de la maintenance WordPress à **500 HT / an**, qui inclut le suivi des erreurs et des alertes. Sur une création de site, nous branchons la console au moment de la mise en ligne et non six mois plus tard, afin que l'historique commence le premier jour. Si votre site est déjà en ligne sans indexation visible, la démarche complète est décrite dans un site en ligne que personne ne trouve.

Search Console ne remplace pas le travail de fond, mais sans elle vous naviguez sans instrument. Si vous ne savez pas qui détient la propriété de votre site chez Google, ou si vous n'avez plus accès à l'adresse de messagerie qui a servi à la validation, écrivez-nous. Nous reprenons la propriété au nom de votre entreprise et nous vous montrons comment la lire.

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