« On va faire développer un truc. » Souvent, ça veut dire : un WordPress déjà trop tordu, des plugins collés les uns aux autres, un devis en ligne qui casse à chaque mise à jour, et personne n'ose toucher. L'autre extrême : six mois de cadrage pour un site vitrine de huit pages, qui aurait dû rester un CMS.
WordPress, WooCommerce, Shopify couvrent une grande partie des besoins. Le sur-mesure commence quand le CMS force le métier, pas quand on s'ennuie du thème. En France et en Suisse, nous faisons les deux. Nous ne vendons pas du Python pour le plaisir.
Quand WordPress suffit (vraiment)
Un site vitrine, un blog, un portfolio, une boutique raisonnable, des formulaires, du SEO de pages métier : c'est le terrain du CMS. Base WordPress 900 HT, pages en plus 90 HT, maintenance 500 HT / an. Vous éditez vos textes. Nous ne voulons pas être rappelés pour un horaires.
Forcer un intranet complexe, un configurateur métier, un connecteur comptable bidirectionnel dans des plugins, ça finit en usine. Chaque mise à jour WordPress devient un événement. Le coût réel dépasse alors un développement cadré.
Signes qu'on est allé trop loin dans le CMS :
- des dizaines d'extensions dont plus personne n'a la liste ;
- des données métier (dossiers, stocks, rendez-vous) dans des champs bricolés ;
- un tunnel qui casse si on met à jour une extension ;
- des exports CSV manuels toutes les semaines « en attendant l'interface ».
Là, on arrête de coller. On spécifie.
Quand le sur-mesure est honnête
Portail client, intranet, API vers un ERP, outil interne, logique de devis qui n'existe dans aucun plugin propre : on développe ce que le CMS ne fait pas proprement. Le code vous appartient. L'hébergement reste le vôtre. Cadrage sous quelques jours, puis sprints une fois le périmètre figé. Tarif au devis, pas au slogan.
Nous ne remplaçons pas WordPress par une app si cinq pages vitrine suffisent. Nous ne refusons pas le sur-mesure parce que « on est une agence WordPress ». Les deux offres sont sur le même pilier sites internet.
Le dirigeant doit entendre : le sur-mesure a un coût de run. Un outil sans maintenance, c'est un WordPress oublié, en plus fragile. On en parle avant le premier sprint.

Comment nous tranchons
- Lister les écrans et les flux (qui saisit quoi, qui valide, quel système existant).
- Marquer ce qui est vraiment spécifique, et ce qui est du contenu.
- CMS pour le contenu, sur-mesure pour le flux, parfois les deux collés par une API, pas un plugin miracle.
Un exemple type : le site public reste WordPress (SEO, pages, actualités). L'espace client, les stocks ou le calculateur vivent ailleurs, avec des identifiants propres. Chacun est mis à jour sans casser l'autre.
Missions livrées à distance, France et Suisse. EUR ou CHF, même HT. L'infogérance du parc n'est pas dans ce devis-là.
À retenir
Si vous pouvez éditer le besoin dans une page et un formulaire, restez sur un CMS. Si le logiciel est le métier, cadrez un développement. Le mauvais choix, c'est le plugin de trop, ou le framework de trop.
Un commerce qui veut « un espace client avec suivi de commandes comme Amazon » n'a pas un thème WordPress à 900 HT. Il a un cadrage. Un cabinet qui veut dix pages, un formulaire et Google : WordPress. Les devis qui tournent mal sont ceux où l'on a vendu l'un pour l'autre. Nous préférons un non clair au départ qu'un plugin de plus dans six mois.
Décrivez le flux, pas « on veut une app ». Nous vous disons WordPress, boutique, sur-mesure, ou un mix, avant de coder.